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vendredi 14 décembre 2018

3 Extrêmes






3 Extrêmes
Date de sortie : 20 Août 2004
Genre : Horreur, Court-métrage
Langue : 
Date de visionnage : Septembre 2018

Nouvelle Cuisine (Dumplings), de Fruit Chan : 
Madame Ching Lee, une ancienne star de Hong Kong approchant la quarantaine, mange les raviolis cuits à la vapeur de Mei afin de rajeunir, sa moralité se heurtant à son désir de rester belle et jeune.

Coupez ! (Cut), de Park Chan Wook : 
Un réalisateur aussi acclamé du public qu'apprécié des critiques se retrouve aux prises avec un détraqué qui lui propose un choix terrifiant : tuer un enfant ou assister au découpage des doigts de sa femme pianiste.

La Boîte (Box), de Takashi Miike : 
Kyoko se souvient de sa sœur, Shoko. Décédée il y a longtemps à présent, la petite contorsionniste lui réapparaît parfois, avec un visage inquiétant. Responsable de la mort de sa sœur, la jeune Kyoko multiplie les rêves, les songes étranges : elle y est tour à tour asphyxiée, enterrée vivante... aimée.

6/10

   Hum... Trois Extrêmes. Les Chinois, ils aiment bien les mini-films de trois histoires. D'abord l'excellent "Doomsday Book", maintenant...ça. Oui, je dis "ça", et je ne lui mets que 6/10. Pourquoi ?
   Soyons clairs : Parmi les trois histoires, le film commence sur Nouvelle Cuisine. Il n'aurait pas dû. Cette histoire est... marquante. Putain de bordel de merde, j'ai arrêté de bouffer des raviolis après avoir vu ce truc ! Fort, intense, gerbant... il a tout pour lui. Une excellente histoire, une excellente narration, un final grandiose. En bref, un film d'horreur comme on aimerait en voir plus souvent.
   Le problème... c'est que c'est clairement le seul des trois courts-métrages qui vaut le coup. Le second "Coupez !" aurait pu être sympathique... s'il n'avait pas été placé après. Bah oui, quand on vous donne un excellent spectacle, ce qui vient après est forcément moins apprécié. Et quand c'est moyen plus, on a logiquement le sentiment que c'est très moyen. C'est ce qui se passe ici...
   Le triptyque se termine par "La Boîte", une histoire absurde de pédophile, de contorsionniste, et d'incendie. Une mauvaise histoire de fantôme, très mal mise en scène, et franchement risible sur bien des points. Même pour un court-métrage, il se paye le luxe d'être lent et peu inspiré. Bien pâle en comparaison des deux premiers.
  De fait, vous comprendrez que la qualité décroît à chaque histoire, pour arriver sur un final où... je jouais sur mon portable. La note de 6 est donc là tant à la fois pour saluer la performance du premier, et critiquer les deux suivants. Bien dommage, en tout cas.




 7/10


    Je cherchais un truc dégueulasse à regarder. Cinenode m’a proposé 3 Extrêmes, j’ai dit oui.

    Honnêtement, il n’y aurait eu que le court-métrage Nouvelle Cuisine, il aurait mérité un 10, les deux autres gâchent tout. Nouvelle Cuisine donc ! Une quarantenaire qui refuse de vieillir et se rend chez une femme qui confectionne des raviolis à partis d’embryons, voire de fœtus. Sa conscience se heurte à son désir de jeunesse. Il est très bien filmé, divinement dégueulasse. Autant Farrel a eu la nausée, autant moi j’ai tout regardé sans détourner les yeux. Suis-je devenue insensible ? Bonne question.

    C’est excessivement glauque et une mention -18 conviendrait mieux. « Ce sont les os à peine formés qui croquent sous la dent. » La séquence de l’avortement est brutale, mais le coup de tire-bouchon dans l’utérus à la fin encore plus. Et ces bébés morts, criant de réalisme ! Lorsque j’ai écrit Enora, j’ai visionné beaucoup de photos et lu des documents. Alors oui, je peux vous dire que c’est immersif de fait !

    Coupez avait des bonnes idées, mais je pense que c’était trop bref pour vraiment les développer.

    Et enfin La Boîte… Ennuyeux. La fin était vraiment bizarre… Je reste sur un sentiment d’œuvre bâclée.

Enfin voilà, je vais me pencher sur ce que fait Fruit Chan car son univers malsain m’a séduite.

mardi 30 octobre 2018

20th Century Boys






20th Century Boys
Date de sortie : 1 - 30 Août 2008, 2 - 31 Janvier 2009, 3 - 29 Août 2009.
Genre : Science-fiction, Thriller
Langue : 
Date du dernier visionnage : Septembre 2018


   En 1969, une bande d'enfants se réunit régulièrement dans leur base secrète. Avec leur chef, Kenji Endô, ils inventent des histoires de science-fiction parlant de la destruction du monde par une organisation maléfique à laquelle ils s'opposent pour devenir les sauveurs du monde. Cette histoire, ils la consignent dans le cahier des prédictions.

    Plus tard, en 1997, l'un d'eux se suicide. Kenji, devenu gérant d'un konbini, découvre l'existence d'une secte apocalyptique dirigée par un certain Ami, qui réalise une à une les prédictions que lui et ses potes avaient imaginées.

    Qui est Ami ? Kenji arrivera-t-il à empêcher la fin du monde annoncée dans le cahier des prédictions ?




10/10

   Je ne connaissais pas 20th Century Boys avant de voir le film. Jamais lu le manga, qui clairement ne m'intéressait pas. Cette trilogie... est clairement l'une des MEILLEURES qu'il m'ait été donné de voir.
   Un exemple pour le Cinéma Japonais, qui a su tant à la fois faire taire ses détracteurs que ravir ses amateurs. Une pièce maîtresse dans le Septième Art Geek, même ; à la hauteur de ce que Jackson a pu faire avec Le Seigneur des Anneaux. Oui, j'ose le dire.

   Mais qu'est-ce qui fait exactement que cette trilogie est si exceptionnelle ? Son scénario, tout d'abord. Parce qu'avant d'être un manga, 20th Century Boys est avant tout une œuvre magnifique et évolutive. En effet, au gré des trois films, nous allons bien avoir trois histoires qui nous seront narrées. Trois époques, trois schémas, trois évolutions.
   Si le premier est une sorte d'enquête contre une Secte et son mystérieux dirigeant, le second nous plonge dans la folie d'un monde soumis à la dictature ; avec ses luttes de pouvoir et ses insurrections. Le troisième, enfin, est un biopic post-apocalyptique du plus bel effet...
   En bref, vous l'aurez compris, 20th Century Boys : le(s) film(s) est une sorte de triptyque temporel, traitant avec passion et inspiration de sujets de sociétés forts, qui nous font forcément échos : la maltraitance, l'isolement social, la pauvreté, la folie, le besoin d'attention, l'amour, la guerre, les sectes, le pouvoir et ses déboires...
   Sûrement l'un de mes films favoris, tout simplement, que je vois et revois à chaque fois avec autant de plaisir. D'autant plus que la bande-son est juste Dantesque.
   En bref, je vous recommande chaudement cette trilogie si vous ne l'avez pas encore vue. Ou même si vous l'avez vue, d'ailleurs. Revoyez-la. Tout de suite.


 10/10

   C’est en revoyant 20th Century Boys 8 ans plus tard que j’ai senti le coup de vieux. Autant Paranoïa Agent m’avait épargnée, autant là, avec les dates bien présentes, ça m’a mis une énorme claque. Je me rappelle quand je l’avais vu avec Farrel en 2010 avoir demandé « Tu crois qu’en 2015 il y aura vraiment des lasers en classe ? » « Peut-être, va savoir ? »

    Hem ! On est en 2018, soit un an après les événements du dernier film. Et tout ça en met plein les dents ! Bon et sinon, la chronique ? J’avais commencé par le manga autrefois. Mais à cause des longueurs, j’avais abandonné. Fiou ça remonte bien à mes 16 ou 17 ans (OMG !)

    J’ai reçu le premier film de 20th Century Boys pour mes 21 ans. J’adore le travail de Naoki Urasawa et je me disais que le film épargnerait les longueurs. Et oui, en effet ! J’ignorais alors qu’il y en avait 3.

   Dieu que j’ai aimé les revoir ! Bon ça me rappelle que j’ai 29 ans ! Mais à part ça, une pépite, tous les dramas et films-live devraient être aussi bon. C’est ça, la quintessence d’une adaptation.



   J’ai la chanson de T.Rex en tête et Gutalala Sudalala ! Je vous jure, ça fait bien une semaine que je les chantonne.

   Oh Misha, tu la fais ta chronique oui ?! Ben j’essaie mais c’est si vaste ! Ces 3 films fleurent bon le rock et le complot. Ami utilise des armes bactériologiques pour exterminer l’humanité (en plusieurs vagues, de 2001 à 2017). Et tout ça avec l’approbation du peuple. Il devient une icône religieuse et rallie les foules du monde entier en levant son doigt divin. « Seuls ceux qui croient en moi seront sauvés. » Oui, il aurait dû lever son majeur.

   Vous l’avez compris, Ami n’est pas votre ami. Haha, jeu de mot pourri ! Tomodachi souhaite conquérir le monde et ne tient pas à laisser des survivants, hormis ceux retranchés dans les zones rattachées à son enfance. Il refaçonne le Tokyo de 1969, on peut dire que son Syndrome de Peter Pan a pris de graves proportions…

   Dès le 1er film on devine qu’il fait partie de la bande de gamins qui se réunissait dans la base. Quant à son identité, l’intérêt est de deviner, sachant qu’il portait déjà un masque enfant. Pas de spoil donc. Regardez l’ending du 3ème jusqu’au bout pour avoir les réponses à vos questions.

   Les acteurs sont excellents, investis. Le scénario sort des sentiers battus, du grand Naoki Urasawa, même si ma préférence va vers Monster et son Johan Liebert tout simplement parfait, sans doute le plus grand génie du mal avec une gueule d’Ange… <3


   Là, les méchas ne choquent pas du tout. Tout s’imbrique à la perfection. Kenji va reprendre sa guitare pour inspirer l’espoir en ces temps de crise. Il sait que la police travaille pour Ami qui inaugure Amiland pour bien formater le cerveau des gens.


   Et pourquoi tout ça ? Pour le fun ! Mais je ne vais pas m’étendre davantage. Que l’on passe de Kenji à Kana en rebondissant sur tous les autres héros qui peuplent cet univers est plaisant. Chaque protagoniste apporte sa pierre à l’édifice, comme toujours avec Naoki Urasawa. Les PNJ n’existent pas, il n’y a que des PJ, même quand on les voit peu.


   Une pépite que je recommande à tous !

samedi 26 mai 2018

Doomsday Book



Synopsis

  • Le meilleur des mondes (멋진 신세계 par Im Pil Seong)
   Seok Wu est un jeune rat de laboratoire militaire qui va se retrouver à l'origine d'une contamination de la race humaine.
    Après avoir mangé du bœuf contaminé par sa faute, il se retrouve infecté par un virus qui ressemble à la rage. Ce dernier se transmet très rapidement et les victimes deviennent de plus en plus sauvages et brutales, telles des zombies. Très vite, la Corée du Sud se retrouve en état d'urgence, incapable de trouver le patient zéro afin de développer un vaccin, tandis que le nombre de contaminés augmente de jour en jour.
  • La créature céleste (천상의 피조물 par Kim Ji Woon)
   Dans le futur, l'entreprise UR fournit particuliers et professionnels avec ses robots aux capacités extrêmement développées.
    Le robot RU-4 travaille au sein d'un temple bouddhiste. Mais voilà que les frères prétendent qu'il a atteint l'illumination. Un agent technique d'UR est alors appelé afin de vérifier l'état du robot. L'agence va prendre ce cas très au sérieux, refusant qu'un robot prétende avoir transcendé, ce que l'humain est quasiment incapable d'atteindre malgré des années de concentration. Pour UR, les robots sont les serviteurs des humains et ne doivent en aucun cas les dépasser.
  • Happy Birthday (해피 버스데이 par Im Pil Seong)
   La fin du monde approche. Une énorme boule de billard approche et va entrer en collision avec la Terre, causant de gros dégâts. Tous les habitants se réfugient comme ils peuvent dans des abris anti-atomiques ou sous terre.
    Min Seo, une petite fille, se rend alors compte qu'elle a commandé cette fameuse boule de billard deux ans auparavant, sur un site obscur. La collision est justement prévue le jour de son anniversaire. Cette boule de billard géante et la fin du monde qui l'accompagne semblent donc être son cadeau d'anniversaire.


Trailer



Avis de Farrel 8/10

   Doomsday Book est un film relativement méconnu du grand public, et à tord. Plus qu'un film, ce sont trois courts métrages qui ont pour point commun une seule thématique : la fin du monde. À la réalisation, on retrouve Kim Jee-woon, soit le papa de Deux Sœurs et de J'ai Rencontré le Diable (que nous avons déjà chroniqué ici si vous nous suivez avec assiduité).

   Donc la fin du monde, point de vue Sud Coréen, sur des thématiques qui sont habituellement utilisées par le Cinéma Américain, qu'est-ce que ça donne ? Eh bien n'y allons pas par quatre chemins : ça marche ! Ça marche vraiment !

   La première histoire, de loin la meilleure et la plus marquante, est une simple histoire de zombies. Simple ? Pas vraiment. Comme l'avait fait "Dernier train pour Busane", l'histoire parvient à être d'une incroyable originalité malgré le thème surexploité un milliard de fois. On y retrouve un scientifique en vacances, dont la famille d'abjects connards exige de lui qu'il nettoie la maison pendant leur absence. Sans spoiler, des déchets pourris recyclés pour nourrir des animaux vont déclencher une apocalypse Z.

   Et comment dire... juste comment dire. J'adore Kim Jee-woon. Vraiment. Il est viscéral, tant dans sa façon de filmer que de narrer ses histoires. Au final, on se retrouve avec une histoire très (trop?) réaliste. Et sans doute l'un des meilleurs films de Zombies avec Dernier train pour Busan.

   La seconde histoire touche à la cybernétique, et pour être plus précis au transhumanisme. Bien loin des canons du genre, on suit une I.A. qui atteint le statut de Bouddha. Assez surprenant, le concept de lier les robots et la religion est tout simplement génial, et vraiment original. Un bon segment, assez surprenant.

   La dernière histoire est un scénario catastrophe totalement WTF ?! Pas moins. C'est du grand Kim Jee-woon, assez barré et pourtant très bien mis en scène. On y retrouve une météorite en forme de boule de billard n°8 qui va s'écraser sur terre. J'ai beaucoup aimé le réalisme, la saleté ambiante, les abris antiatomiques, le désespoir omniprésent, la folie.

   En bref, mon avis est très positif. J'ai passé un merveilleux moment dessus, je me suis régalé, bien que le grandiose de la première histoire éclipse un peu les deux autres.




Avis de Mishakal 7/10

   Je ne peux plus voir les pommes pourries de la même façon... La première partie était dérangeante dans son réalisme... Voir tous ces déchets m'a un peu écœurée, y compris lorsque le bovin se fait planter en pleine tête pour servir de repas. Bovin qui a mangé de la merde en grains. Puis par un curieux mélange de toxicité diverse, le virus naquit et se répand à l'espère humaine. Pour un putain de tri sélectif...

   Le deuxième est mon préféré. Un robot qui a atteint l'illumination. Sans orgueil et avec sagesse, il rappelle que transcender est à la portée de tous, que les humains l'ont juste oublié. Très profond dans sa narration, sa remise en question.

   Je n'ai pas aimé le troisième. Mais alors pas du tout. Je l'ai fini, mais pour moi ça reste trop tiré par les cheveux et je n'ai pas adhéré à l'histoire.

mercredi 25 avril 2018

Fullmetal Alchemist - Film Live



   À Amestris, un immense pays, l'armée tient une place très importante puisque son dirigeant, King Bradley, est également le président du pays. Cette armée est soutenue par des alchimistes, les Alchimistes d'État dont le plus jeune, Edward Elric. On le surnomme le Fullmetal Alchemist.

    Edward a tout juste 15 ans, et parcourt le pays en compagnie de son frère, Alphonse, à la recherche de la Pierre Philosophale. Il a pour but de rendre son corps à son frère, car Alphonse n'est qu'une âme rattachée à une armure par un sceau de sang. Étant plus jeunes, ils ont essayé de redonner vie à leur mère grâce à l'alchimie, mais la tentative fut un échec cuisant, et Alphonse perdit son corps.
    Edward garde lui aussi des séquelles de leur tentative, puisqu'il a le bras droit et la jambe gauche en métal. Mais la quête des deux frères risque de les mener vers une vérité plus terrible qu'ils ne l'imaginaient.

Trailer



Avis de Farrel Allez mourir/10

   J'aime vraiment FMA. C'est sans doute le premier animé "adulte" que j'ai vu de ma vie, le premier qui m'a fait comprendre que non, les animes ne sont pas des dessins animés pour enfants. J'ai donc une affection toute particulière pour lui.

   Et voir ça... me donne, au mieux, des envies de meurtre. J'ai le sentiment de revoir les mêmes conneries que pour AOT, le film live. C'est débilitant, stupide, mal amené, mal joué, mal expliqué... Une insulte, craché à la face d'une communauté toute entière, sans le moindre remord.

   Allez mourir.




Avis de Mishakal 3/10

   2 point pour l'excellent casting français, le même que dans l'anime. + 1 point pour l'animation d'Alphonse. Et c'est tout !
   Ce film est une chiasse molle qui n'aurait pas dû voir le jour ! Où est la profondeur scénaristique ? L'investissement des acteurs ? Je pense que le pire c'est Honda Tsubasa. Une coconne pour interpréter le rôle de Winry... Seriously ?! Elle a des poses dignes des pires dramas surjoués, toujours à sourire avec des répliques idiotes... Non ! Winry n'est pas coconne ! C'est une mécano qui a perdu ses parents, des médecins assassinés pendant la guerre. Elle a vu ses deux meilleurs amis tout perdre, puis finit seule car ils partent loin de Resembool. Donc non Honda ! Tu n'as rien compris !

   Yamada Ryosuke a joues rondes comme Ed, mais ça ne suffit pas. Il s'investit, mais honnêtement, sans le doublage français, je ne suis pas sûre que ça passerait... Pas assez...torturé. Le père d'Edward s'est barré très tôt, il a perdu sa mère, son frère a perdu son corps par sa faute et lui même a dû se séparer d'un bras et d'une jambe. Comme si ça ne suffisait pas, il franchit la porte. Créé l'homonculus de sa mère. Bref, un personnage très riche émotionnellement. Et là je n'ai pas senti tout cela. J'ai tenu 45 minutes de film pour l'excellent doublage français. Mais après ? Ça ne fait pas tout...
   Qu'est-ce que je me suis ennuyée... Bon sang c'est mauvais... Mais d'une force... Comment bâcler le plus grand monument de l'animation... Oui carrément. Cet anime est number one. Il a très bien vieilli et j'ai tout vu, l'original, Brotherhood, les oav et les films. Autant dire qu'FMA c'est sacré !

   Le film s'est surtout calqué sur Brotherhood. Mais même les autres acteurs ne sont pas impliqués.
Riza Hawkeye est transparente... Tous les acteurs sont asiatiques alors que le manga dépeint plutôt un univers européen. Le film a même été tourné en Italie. M'enfin voilà, un foirage complet. Si vous êtes fan, ne le regardez pas, ça fendrait votre petit cœur !

dimanche 18 mars 2018

J'ai rencontré le Diable



Synopsis

   Tombée en panne lors d'une soirée enneigée, Ju Yeon est au téléphone avec son mari Su Hyeon, policier de son état, qui ne peut venir l'aider car il est en mission.
   Soudain, Ju Yeon se fait accoster par un homme qui souhaite lui porter secours. Elle refuse mais l'homme insiste. Au téléphone, Su Hyeon conseille à sa jeune épouse de rester dans la voiture et d'attendre la dépanneuse.
   Quelques minutes plus tard, l'homme se jette sur la voiture de la jeune femme, fracasse le pare-brise et agresse Ju Yeon. L'homme qui n'est autre qu'un serial killer du nom de Jang Gyeong Cheol réserve un bien triste sort à la jeune femme : à peine rentré chez lui, il la viole, la tue et découpe son corps...

   Quelques jours plus tard, des enfants retrouvent une oreille dans un sac... La police est dépêchée sur place et fait une autre découverte macabre : la tête de Ju Yeon. Su Hyeon assiste, impuissant, à la scène. Il décide alors de prendre des congés afin de mettre sa vengeance à exécution...

Trailer



Avis de Farrel 10/10

   Comment mettre une note inférieure, sachant que j'avais déjà mis la note maximale à "Old Boy" ? C'est tout simplement inconcevable. J'ai rencontré le Diable est une pépite du cinéma Coréen, 2h20 de plaisir débridé et sans limites où on n'a guère le temps de se reposer ou de reprendre son souffle. L'action est soutenue, sans aucun temps mort, servant un scénario tout simplement magnifique.

   On regrettera sans doute que le film soit si "court", dans le sens où de nombreuses idées manquent clairement de développement (comme l'épouse du Cannibale ou les raisons de certaines actions du héros).

   Je n'ai pas grand-chose de plus à ajouter. J'ai passé un excellent moment, marquant et unique, comme seul le réalisateur de Deux Sœurs pouvait l'offrir. Si vous êtes passé à côté, je vous invite à vous y plonger.

   Ah si, il y a bien quelque chose que je voudrais ajouter : après avoir vu "Old Boy", "Lady Vengeance" et maintenant "J'ai rencontré le Diable" ; je pense pouvoir affirmer que jamais je ne foutrai les pieds à Séoul. C'est plein de malades là-bas...


Avis de Mishakal 9/10

   On m'a conseillé ce film. Par le réalisateur de 2 Sœurs, qui est mon film d'horreur préféré. 2h20 assez dures dans ce qu'elles abordent.
   Su Hyeon traque Jang Gyeong Cheol et n'hésite pas à frapper durement ceux qu'il soupçonne. "Mais qui a cassé son pénis?!" Ah oui c'est sûr, les Coréens aiment bien les marteaux. La preuve avec Old Boy.
   Je lui mets 9 parce que je n'ai pas compris pourquoi il a posé les liasses de billets après l'avoir tabassé une première fois. Puisqu'il veut qu'il souffre, pourquoi lui filer de l'argent...? C'est assez absurde. Après, je connais bien mieux le Japon, alors est-ce une subtilité qui m'échappe ? Car du reste, tout le film est très bien mis en scène avec un excellent scénario, jeu d'acteurs, bande-son... Bref, une pépite, sans doute dans le Top 5 de 2018.

   Il y a de tout là-dedans. Du viol, de la violence gratuite, du meurtre et même du cannibalisme. Et comme l'a souligné Ignus, on ne sait rien de Se Jeong, la petite amie de Tae Ju (le cannibale). Certes le film était déjà assez long comme ça. Mais tout de même.

   J'aime beaucoup le personnage de Su Hyeon, même si à sa place j'aurais emprisonné sa victime et je lui aurais infligé d'autres tortures... Bon, la fin renverse le tout. Je parle de la scène finale. Très intéressante dans tout ce qu'elle implique.
   Vraiment, un très bon film !

dimanche 21 janvier 2018

Koizora

Synopsis

   Mika est une jeune fille ordinaire du lycée. Un jour, peu avant les vacances d'été, elle égare son téléphone mobile et part à sa recherche dans tout le lycée avec l'aide de son amie, qui appelle le portable pour l'aider à le retrouver. En arrivant à la bibliothèque, elle l'entend sonner et décroche, pensant que c'est son amie, pour lui annoncer qu'elle vient de le retrouver. Mais à son grand étonnement, c'est une voix masculine qui lui répond. Celui-ci refuse de révéler son identité, mais continue à appeler, de plus en plus souvent. Ils ont de longues conversations jusqu'au jour où ils décident de se rencontrer devant la piscine de l'école...
Trailer



Avis d'Ignus 4/10

   Koizora comment dire... Durant les 20 premières minutes du film nous suivons les pérégrinations d'une jeune lycéenne en fleur découvrant les joies d'une jeunesse insouciante.
   Et bim elle se fait violer par des yakuzas dans un champ de coquelicots. À ce moment on se dit est-ce que je viens de changer de film là ? Me serais-je endormi pour me réveiller devant une œuvre totalement différente ?
   Et puis on réalise que non. Car bon il chope la commandante de ce méfait et lui coupe sauvagement les cheveux.
   Et puis bim elle tombe enceinte à 15 ans et décide de garder l'enfant. Oui mais bim elle se fait pousser dans les escaliers et fait une fausse couche. Et donc bim, elle se fait larguer comme une merde par son yakuza aux cheveux blancs.
   Vous pensez que ça suffisait ? Non, seulement une heure de film, il va encore bien lui en faire baver ! Vers les coups de 1h20 elle découvre que son premier amour a un cancer en phase terminale et qu'il ne lui reste que quelques semaines à vivre.
   Que la vie est belle vraiment ! Ce film fait relativiser sur son propre sort quand on voit tout ce qui peut arriver à une seule et même personne durant une si courte période. Je ne sais pas si je la plains ou si au contraire je la trouve stupide de ne pas se suicider plutôt.
    Bref, très loin pour moi d'une réussite. Tout au contraire même, on a le sentiment que le réalisateur a voulu caler un maximum de trucs qui desservent totalement son pays durant un court laps de temps. Parce que bon, soyons honnêtes : si rester 30 secondes à un arrêt de bus conduit à un viol au Japon, j'irai jamais.

Avis de Mishakal 8/10

   À quelques jours de Noël, nous avons regardé ce film. De slice of life il a mué en drame. Il faut savoir que c'est une histoire vraie. La véritable Mika n'a donné que son prénom pour garder l'anonymat et a posté son histoire sur mahou no iRando (un célèbre portail proposant des romans en téléchargement pour mobile). On appelle ce genre le "keitai shosetsu". En 2006, le livre est sorti et s'est vendu à plus d'un million dès le premier mois.
   Bien sûr je ne l'ai pas lu, je ne sais même pas s'il est traduit en français.
   Alors je vais parler de ce film. Vraiment très beau, très touchant. Mika a une vie de merde. Attention je vais spoiler.
SPOIL
   Elle se fait violer par une bande de yakuzas sur ordre de l'ex d'Hiro. Puis plus tard tombe enceinte d'Hiro. Enceinte à 15 ou 16 ans de plusieurs mois, l'ex de son petit ami (encore) la pousse dans les escaliers. Elle fait une fausse couche le 24 Décembre. Cette tragédie marque sa vie et chaque année elle va déposer des fleurs sur le monticule de pierre où cela est arrivé. Hiro y dépose des moufles.
   À cause de sa maladie il décide de la quitter et pour y parvenir se montre très violent dans ses propos. Mika refait doucement sa vie jusqu'à apprendre que Hiro est mourant. Elle décide de revenir à lui, même s'il lui reste peu de temps. Il meurt et elle se retrouve seule en contemplant le ciel qui dépeindra toujours les émotions du garçon qu'elle aimait.
   Et la plaisanterie ? Saki, l'ex de Hiro est en fin de grossesse et tout va bien pour elle.
FIN DU SPOIL
   Un drame poignant, qui m'a absorbée tout du long. Je me doutais que c'était tiré d'une histoire vraie. Et c'est sans doute ça qui le rend tragique.

lundi 18 décembre 2017

Surgarless


Synopsis

   Au lycée Kushima, la seule loi qui règne est celle du plus fort.
   Shiiba Gaku est un lycéen qui y est fraîchement transféré. Son objectif : vaincre Shake, le boss du lycée afin d'en prendre le contrôle.
   Mais pour cela, Gaku doit gonfler ses rangs et il s'intéresse alors à Marumo Taiji, l'un de ses camarades de classe particulièrement fort. Il fera aussi connaissance avec Urabe Osamu et Shiro Mukai qui deviendront par la suite ses alliés.

   Malheureusement, de nombreux conflits internes et externes entraîneront Shiiba et ses amis dans de périlleuses situations.
   Shiiba se battra jusqu'au bout afin de s'imposer comme le boss du lycée Kushima.
Trailer


Avis d'Ignus 8/10

   "Comment buvez-vous votre café ?"
   "Sans sucre merci !"
   Voilà, c'est la seule explication que j'ai trouvé pour le titre de ce drama. Bon, hum, Sugarless c'est Crow Zero mais avec des gays dedans. Qu'on ne se trompe pas, cela ne me dérange pas (La preuve je suis fan de Jojo) mais là ce n'est malheureusement pas assez assumé.
   Pourtant on ne va pas se mentir : de toute la série il n'y a que deux personnages qui ont des copines, les autres aiment s'entourer d'amis virils et tâter des pectoraux couverts de sueur. Oui, en gros Sugarless ce sont quatre Power Rangers gays qui se tâtent les pectoraux.
   Heureusement le grand méchant est là pour redonner un côté plus... ah non, lui aussi, il est pédé comme une raie. D'ailleurs c'est au visionnage qu'on se rend compte que nos 4 pourfendeurs de rectums sont plus marqués par l'essuyage buccal de Shake que par la puissance de son coup de poing. Mention spéciale au héros Shiiba qui, alors qu'il est enfin parvenu à obtenir un rendez-vous avec celle dont il est épris, lui dit sans détours : "Même si je suis avec toi je ne peux pas m'empêcher de penser à lui..." Deuxième mention spéciale à Urabe qui est visiblement dégoûté à l'idée de toucher une fille.


   Bon et mon avis dans tout ça ? Sugarless essaye clairement de surfer sur une vague bancho qui a été rendue célèbre par le légendaire Crow Zero. Malheureusement il se montre beaucoup plus lisse dans son propos autant que dans sa manière de montrer les combats. Il est en réalité très rare que l'on assiste véritablement à un pétage de gueule en règle. C'est bien dommage. La série tout au contraire est comique. Au final plus je pense à Sugarless, plus je me dis que c'est raté. Pourtant j'ai passé un excellent moment devant les 12 épisodes et j'ai absolument adoré perdre mon temps en les regardant. Donc au final si vous cherchez un bon film d'arts martiaux, regardez Crow Zero, mais si vous voulez rigoler un bon coup alors Sugarless est fait pour vous.


Avis de Mishakal 7/10

   Sugarless c'est un genre que je n'aime qu'à très petite dose : de la baston dans une école. On se demande comment un drama complet peut tenir la cadence, et bizarrement il y arrive.
   J'ai quand même des reproches à faire : les résumés à tout bout de champ. Ça pourrit la série bon sang...

   Mais au moins j'ai bien ri en voyant Shiiba faire Ténacité à chaque tour... Oui ce n'est pas un lycéen mais un Pokémon...
   Les combats sont très softs, on sent le maquillage à plein nez et comme l'a dit Ignus, Crow Zero est bien meilleur.

   Le type avec sa main gauche légendaire est pitoyable... Pour résumer le drama : de la testostérone et de l'amitié virile. Bon les idoles qui ont joué au devant de la scène se sont fait plaisir c'est clair ! Mais après niveau scénar, rien d'extraordinaire. Juste un élève tellement nul qu'il se fait caillasser par des collégiens. Puis un boss qui se fait chier sur son toit et attend la fin pour en descendre. Tout le long j'ai fait des réflexions du genre "Shake : J'ai envie de chier mais je dois rester en haut, j'attends les challengers..." "Putain, j'ai faim, c'est quand qu'ils se pointent ?" "Ah marre du soleil, font chier..."
   Ouais, en gros j'ai regardé ce drama pour me marrer ! En lui-même il n'a rien de spécial hormis la ténacité de Shiiba.

   Et sinon, bonne année tout le monde !
Opening

dimanche 26 novembre 2017

If Cats Disappeared from the World


Synopsis

   Un jeune postier apprend qu'il a un cancer du cerveau et que ses jours sont comptés.
   Suite à cette annonce, un démon lui ressemblant trait pour trait lui propose de faire disparaître un objet de la Terre en échange de vivre un jour supplémentaire.
   Mais alors que des objets associés à des souvenirs importants disparaissent peu à peu, le monde du jeune homme commence à changer.
Trailer


Avis d'Ignus 9/10

   Le plot de ce film m'avait vraiment plu, donc je m'attendais à une très bonne surprise. Cependant en farfouillant sur le net, je suis tombé sur pas mal de critiques plutôt moyennes. Ne voulant pas me spoiler avant le début de celui-ci, j'ai décidé de ne pas y prêter attention pour garder un regard vierge et apporter ma véritable expérience de spectateur.

   Au final, je me suis retrouvé face à un très beau Drama, touchant et sentimental, traitant de l'acceptation de la mort. Le film dure 1h40, ce qui est tant long que court. Très lent dans sa narration, il arrive cependant à nous faire comprendre que c'est ici un choix de mise en scène, le héros vivant ses derniers instants avec une rare intensité à travers ses souvenirs et ses regrets.

   L'œuvre nous livre une lecture assez peu commune du rapport à la vie, je dois bien l'avouer, et qui par moments déroute. Le message est clair : ce sont des objets matériels, que l'on juge bien souvent anodins et désuets, qui font et tissent les relations et notre vie. Sans téléphone, le protagoniste principal n'aurait jamais rencontré l'amour. Sans le Cinéma, il n'aurait jamais eu son meilleur ami. Et sans les chats... Je vous laisse découvrir le fin mot de l'histoire.

   À travers ce regard purement matérialiste, ce rapport aux choses sans aucune mesure là ou habituellement les films abordant le sujet se concentrent sur la valeur de l'humain et du rapport aux autres, sur le retour à des valeurs essentielles et la futilité du temps perdu sur des banalités et des distractions ; If cats disappeared from the world nous offre un message très profond et réfléchi sur le visage de notre monde actuel, ultra informatisé et dynamique.

   Plus encore, il nous fait véritablement nous interroger sur notre rapport au matériel, loin des considérations spirituelles et religieuses. Pour ma part, je sais par exemple que sans ordinateur je n'aurais jamais connu l'amour, que sans livres je n'aurais jamais autant voyagé et ouvert mes sens et mon esprit, que sans jeux-vidéo je n'aurais jamais eu autant de connaissances ni même appris de langue étrangère.



   On se dit souvent que le matériel est futile, qu'il nous éloigne des réalités et des choses importantes. If cats disappeared from the world est le premier film, voire la première œuvre, à traiter le sujet avec un regard nouveau et novateur. Et avec raison. Que serait notre vie sans toutes ces choses ? Serions-nous plus heureux ? Serions-nous entourés ?

   Bien entendu, j'aurais pas mal de critiques à formuler sur la logique scénaristique. Par exemple, je ne comprends pas comment il est possible pour le héros que son rapport aux autres ne change pas en fonction de la disparition de tel ou tel élément... Car s'il n'avait jamais rencontré la femme qu'il aime grâce au téléphone, pourquoi n'en a-t-il rencontré aucune autre ? Est-ce logique ?

   Eh bien la lecture profonde de la fin du film nous montre que OUI. Petite zone SPOIL à venir :
SPOIL

   À la fin, le héros comprend que le Démon qu'il rencontre et qui lui offre un jour de plus en échange d'objets n'est qu'une facette de lui-même, celle qui traverse les étapes de l'acceptation de la mort à sa place. Il comprend alors que non, aucun des objets en question n'a réellement disparu du monde, que tout ceci est "dans sa tête", comme une prise de conscience de lui-même et de son rapport aux autres.

   Au final, plusieurs éléments étayent ce parti pris, notamment au début où on le voit se "dédoubler" en courant dans les rues alors qu'en réalité il est toujours face à son médecin ; mais aussi sa rencontre avec ce guide touristique qui meure sous ses yeux.

   On peut s'interroger alors sur le pourquoi de ce choix personnel et introspectif de faire disparaître un objet et non autre chose. Pourtant, en suivant l'histoire avec attention on se rend compte que toute sa vie se concentre autour de ces petites choses qu'il est pourtant prêt à sacrifier pour gagner un peu plus de temps. Au final, il finit même par comprendre combien son père aimait sa mère, à travers des petits gestes qui lui paraissaient tellement stupides (comme lorsqu'il répare sa montre au lieu de venir la voir sur son lit de mort). Il réalise que cette petite action, cette réparation de cette montre qu'on comprend être un cadeau auquel elle tient énormément, est juste la manière pour cet homme bourru d'exprimer ses sentiments et son amour profond.
/SPOIL

   If cats disappeared from the world est un film magnifique dans sa narration et sa construction, une petite pépite du cinéma nippon comme j'aimerais en voir plus souvent. Je n'ai pas pleuré, mais plusieurs moments m'ont profondément ému... Ce qui est ma foi fort rare actuellement.

   Je vous le recommande donc chaudement.


Avis de Mishakal 8/10

   Très bon film. J'attendais de le voir depuis plus d'un an, guettant la vostfr avec impatience. On est plongé au cœur d'un drame, le héros va mourir et s'y refuse. Son double lui apparaît et lui propose de vivre un jour supplémentaire en échange de sacrifier quelque chose. D'abord les téléphones, ensuite les films, puis les horloges, et enfin les chats... Plus il perd, plus ses liens avec les autres se dissolvent, comme s'ils n'avaient jamais existé.
SPOIL

   Mais pas les chats. J'avoue que j'ai pleuré à la mort de Laitue. C'était poignant...
   Le héros sans nom réalise à la fin que c'est sa peur de mourir qui a refaçonné ce monde sans personne. Mais il ne peut se résoudre à sacrifier tous ces moments heureux avec ses chats, avec sa mère et son père peu démonstratif de ses sentiments.
   Il abdique et fait enfin face à la mort. Chou dans le petit panier de son vélo, il affronte ses derniers instants, serein.
FIN DU SPOIL

   Le seul reproche que je pourrais lui faire est de ne pas s'être axé suffisamment sur les chats. Après tout c'est le titre du film. Et comment aurait été son monde sans chats ? Un univers bien triste. On devine que son double s'est fabriqué à la suite de cette phrase au Mexique "Si tu devais aller dans un dernier endroit avant de mourir, lequel ce serait ?" Son ami avoue ne jamais y avoir réfléchi et se fait renverser le lendemain, ce pourquoi sa copine le quitte.
   Un très beau film qui, sans ces petites lacunes aurait mérité un bon 9. Car le passage où Tsutaya cherche désespérément un film pour ses dernières heures est vraiment touchant.

mardi 10 octobre 2017

Kamen Rider Kuuga



Synopsis

   Il y a bien longtemps, des créatures appelées les Grongis apparurent dans notre monde et firent régner la terreur.
   Un guerrier muni d'une ceinture vint à bout des Grongis et se sacrifia pour qu'ils ne reviennent pas.
   Aujourd'hui, des archéologues ont retrouvé le tombeau du guerrier et ont récupéré sa ceinture mais les Grongis sont de retour et la police japonaise sera impuissante face à eux.
   C'est ainsi que Yusuke Godai, un humain comme les autres, portera la ceinture et deviendra le défenseur des innocents.
   C'est ainsi que naît un nouveau héros et une nouvelle légende, celle de Kamen Rider Kuuga.
   Dans sa lutte contre les Grongis, il sera aidé du détective Kaoru Ichijo et de l'archéologue Sakurako Sawatari.

Trailer



Avis d'Ignus 8/10

   Ah les années 2000.... J'adore les années 2000, pas vous ? La trilogie du Samedi, Buffy contre les Vampires, Charmed... C'est incroyable ce que la fin des années 90 / début 2000 a pu nous apporter comme série "à la cool" qui resteront gravées en nous.
   Personnellement en 2000 j'avais 13 ans. Donc j'en bouffais de la série TV us, mais aussi (un peu) de mangas (je n'ai eu internet que très tard). Du coup maintenant, je me rattrape sur les Tokusatsu.
   Et comment parler de ce genre si particulier propre au Japon sans évoquer le phénomène "Kamen Rider" ?

   Pour ceux qui ne connaissent pas (j'en faisais partie avant le visionnage de Kuuga), je dirai ceci : Kamen Rider est au Japon ce que Doctor Who est à la Grande Bretagne. C'est une institution, vieille de plusieurs décennies, et comportant un nombre tout bonnement hallucinant de saisons et d'épisodes.
   Et tout comme Doctor Who, si la série est clairement initialement à destination d'un public d'enfants, je ne laisserai pas mon gosse regarder de peur qu'il finisse en position fœtale dans un placard... Et les psys, ça coute cher.

   Kamen Rider : Kuuga est la première saison de la "nouvelle série". Créée en 2000 après presque 15 ans d'absence (ça vous rappelle rien ?), elle offre une continuité de la série d'origine tout en reprenant de nouvelles bases pour ne pas perdre le jeune spectateur (tout comme Doctor Who). Et ça, c'est cool.



   Passons donc à mon avis...

   Franchement, je n'étais pas chaud DU TOUT à l'idée de me plonger dans Kamen Rider. Comme je l'ai déjà dit par le passé, j'aime les Tokusatsu "pops" et colorés. Tout comme je préfère (c'est un choix) les comics aux couleurs criardes comparées aux plus sombres.

   Ici, on est clairement sur cette même comparaison. Si Marvel offre des univers marrants, colorés, criards ; DC est plus habitué à des personnages sombres (Batman pour ne citer que lui). Eh bien les Toku ont la même chose : les Sentai, c'est du Marvel. Et Kamen Rider... Merde, c'est VERTIGO à ce niveau-là !

   Je n'étais CLAIREMENT pas prêt à ce que j'allais voir. C'est sombre. Parfois un peu creepy. Souvent bien trash... Tout en restant à la portée des enfants (Comme Doctor Who, en somme). On est plongé dans un univers où des "formes de vie inconnues" sont réveillées et vont pulluler. Le problème, c'est qu'elles ont forme humaine. Le seul moyen de les différencier, c'est qu'elles ne parlent pas un seul mot de notre langue (et qu'accessoirement elles peuvent se transformer en monstres dégueulasses).
   Heureusement un jeune homme va récupérer les pouvoirs du Kuuga, un Kamen Rider qui les combat, pour les arrêter...

   Et merde quoi, MERDE ! Je pensais que les ricains étaient fous, mais jamais je ne me serais attendu à voir ce que cette série avait à offrir ! Les Jap sont tout simplement MALADES ! Il ne s'est pratiquement pas passé un seul épisode sans que je ressente une réelle inquiétude pour l'intégrité physique des acteurs...

   Car oui, avant même de parler de l'histoire, parlons de la mise en scène, c'est important ! Ici... C'est réaliste. C'est PUTAIN DE BORDEL de réaliste. Les combats ne sont pas vraiment chorégraphiés, ne sont pas "jolis" à voir... C'est un bordel, comme quand deux gars se tapent dessus dans la rue. Les mouvements du héros (qui n'est pas un combattant, je le rappelle) sont souvent gauches et maladroits, et il a sincèrement l'air de galérer dans son armure. Bizarrement, ça donne un cachet à l'ensemble très... Réel. Plus que les combats bondissants des Sentai.

   Mais le gros problème, c'est la prise de risque... Dans un épisode, on voit CLAIREMENT que le héros et un monstre se battent sur un hélicoptère (quelques scènes sont incrustées, mais certaines sont bien réelles... On voit même le matelas placé en dessous en cas de chute), dans un autre un acteur prend feu... Littéralement, et pour de vrai. Pas d'effets spéciaux chez nos amis les Japs, on donne dans le réaliste !

   J'avoue que le tout donne vraiment un petit quelque chose au Toku qui m'a étrangement plu, comme si je me retrouvais devant un véritable ovni télévisuel issu d'un autre temps, devant une vitrine à l'apogée de l'inconscience des années 90 - 2000, où le mot "sécurité" faisait bien rire les producteurs.


Avis de Mishakal Pas de note

   J'ai testé un épisode, je n'ai pas adhéré. Déjà pas fan des Tokusatsus de base, j'ai quand même fait un effort. Enfin j'ai essayé. Je ne rentre pas du tout dedans.

Opening

vendredi 6 octobre 2017

Samurai Sentai Shinkenger


Synopsis

   Les Samouraïs du clan Shiba avaient autrefois réussi à vaincre les Gedoushu, ces monstres habitant entre notre monde et l'autre monde, qui prenaient plaisir à terrifier les humains.
   Aujourd'hui libérés de leur prison dans les limbes, ils tentent de terroriser à nouveau les hommes afin de faire déborder la rivière maudite de laquelle ils ne peuvent s'éloigner bien longtemps. S'ils y parviennent, ils pourront alors prendre le contrôle du monde.
   Mais face à eux se trouve un nouvel adversaire : Takeru Shiba (le Shinken Red), 18e et actuel chef du clan Shiba, qui va réunir ses quatre vassaux (les Shinken Blue, Pink, Green et Yellow) afin de sauver l'humanité et éliminer définitivement les Gedoushu.
   Et Takeru Shiba est bien différent de ses prédécesseurs qui étaient à la tête du clan...
Trailer


Avis d'Ignus 9/10

   En ce moment, et grâce au très-moyen-génialissime Power Ranger 2017, je suis en plein dans une phase Tokusatsu. Outre de me replonger dans la première série consacrée aux PR, j'ai également décidé de me tourner vers l'origine nippone du phénomène en vous faisant découvrir, petits chanceux, quelques perles du genre.

   Et puis ça tombe bien : On n'a presque pas de Drama pour 2017 !

   J'ai donc décidé de commencer avec mon nouveau chouchou : Samurai Sentai Shinkenrenger.



   Clairement, nous sommes ici devant une série qui a parfaitement compris ce que DOIT être un Super Sentai. C'est coloré, pop, et bourré d'action. Si les premiers épisodes manquent un peu de peps cependant, la qualité monte crescendo et nous apporte même son lot de musiques assez génialissimes (entre les gros riffs de guitares, les musiques plus tristes, et même les chansons aux accents bien rock lors des combats du Samurai Gattai).

   Les costumes comptent parmi les plus réussis toutes séries confondues. Ce n'est pas purement subjectif, mais ici tout est pensé pour donner une excellente cohérence que je vais essayer d'expliquer en détail.

   Car oui, le fort de ce Tokusatsu c'est de faire dans l'original tout en gardant le conventionnel. Par exemple, les Rangers sont ici liés à un élément (feu, eau, terre, vent et bois)... Mais disposent également d'un pouvoir de contrôle sur les mots. Grâce à un "pinceau magique", leur chef a le pouvoir de créer TOUT CE QU'IL ÉCRIT !

   Oui, et... C'est putain de classe ! Voir Takeru invoquer un cheval dans le premier épisode est juste impressionnant et met en valeur toute la puissance de ce pouvoir unique. Dans un autre encore, il matérialise le souvenir du grand-père mort d'un enfant pour lui redonner espoir.

   Vraiment, j'ai adoré le fait que ce Tokatsu tout entier tourne autour des mots, allant jusqu'au point où Takeru dit à la fin de chaque épisode "Ce chapitre est maintenant clos", comme s'il écrivait sa propre histoire.



   Côté armement pareil. Les héros sont des Samouraïs. Ils ont donc... Des Katanas. Oui mais en changeant de tsuba, ils peuvent leur lier des pouvoirs élémentaires ou les transformer (Takeru se retrouve ainsi avec une épée géante, Ryunosuke avec un arc, Mako avec un éventail, Chiaki avec une lance, et Kotoha avec un "Slicer" - une roue à hélices tranchantes).

   Gros bémol cependant pour cette histoire de... Téléphone-pinceau. Non, je sais qu'il faut vendre des jouets aux gosses mais quand même... Là c'est ridicule et ça casse une bonne partie de l'immersion, surtout dans les phases "historiques" où on voit l'origine des Shinkengers dans un japon féodal. Le Ronin avec son portable, c'est naze.

   J'aime également beaucoup l'idée de voir les "Zords" habituels remplacés par des Origamis (on reste sur l'idée d'une culture traditionnelle japonaise, et en plus c'est fun), bien que la 3D pour les animer soit franchement dégueulasse... Non sans rire, c'est digne de cinématiques de PS1. On est en 2009, soit à la fin de la nouvelle série Battlestar Galactica... Alors je sais, ce n'est pas le même budget mais merde quoi. Côté jeux-vidéo pour donner un comparatif c'était la sortie de Batman : Arkham Asylum...

   Plus généralement côté effets spéciaux la série est vraiment en dents de scie. Certaines mises en scène sont magnifiques et passent encore très bien aujourd'hui (comme leur attaque simultanée élémentaire avec un fond différent pour chaque coup, ou encore l'effet magique sur leurs armes), et d'autres sont absolument immondes, à la limite de l'acceptable pour l'époque (sans rire, on pourrait presque voir le fond vert). Heureusement, ce constat tend à s'amoindrir à mesure que les épisodes avancent.



   J'ai d'autant plus de mal à comprendre cette disparité au vu du Samurai Gattai (le Mégazord), qui est l'un des plus classes que j'ai vu jusqu'à aujourd'hui... Là où les Origamis sont parmi les pires. Ici je parle du côté cosmétique. Bon ok, je sais qu'ils ont été pensés comme de vrais Origamis (donc en papier plié), mais ils sont pitoyables si on les compare aux Zords par exemple... Et c'était il y a 20 ans !!!

   Les acteurs sont excellents, vraiment. À mille lieues de la série PR : Samurai qui en a pompé les costumes et les combats, ils sont impliqués et ont ce qu'il faut de charisme et de personnalité pour donner du piment au tout, sans oublier pas mal de surjeu forcé pour renforcer le côté Super Sentai. Seul "bémol" pour le jeu d'acteur du Shinkenger Bleu qui n'a rien à envier à Tamaki... Je le mets entre guillemets parce que perso, j'adore le décalage total que ce personnage apporte à la série.
   Mention spéciale aussi pour les ennemis qui déchirent. Ce sont des versions "démoniaques" du japon féodal avec un Général Samouraï, un sorcier Cthulhu et une joueuse de shamisen. Les monstres secondaires sont également très très cools, et l'idée de les lier à la mer dans un monde à dominante de rouge est assez géniale et donne un véritable cachet à l'ensemble.



   Enfin, je citerai les excellentes idées de scénario, comme le fait que les ennemis ont toujours été présents et se cachent dans les crevasses et les interstices (entre deux meubles par exemple), qui forment des portes vers l'autre monde ; ou encore qu'ils ont "deux vies" (ce qui justifie vachement bien la 2e phase de combat en robot géant récurrent à chaque épisode).

   De même, on est ici sur une série bien plus "mature" qu'à l'accoutumée où les gens meurent et souffrent. Ce n'est pas non plus un drame sanglant, et la série reste tout public, mais certains rebondissements scénaristiques m'ont laissé bouche bée et m'ont fait douter de la sécurité de nos chers héros. Et c'est cool.

   L'humour est également omniprésent et m'a fait franchement rire (pas sourire hein, mais rire). Par exemple lors de la première "fusion" des origamis pour laisser place au Gattai. J'ai juste adoré, dans ce moment critique où rien ne va plus, que Kotoha compare leur formation bancale à une brochette Osen. Idem pour le personnage entier de Ryunosuke... Il surjoue, aime la danse kabuki et est totalement soumis à son Seigneur qu'il vénère littéralement, tant et si bien que j'ai même espéré qu'on ait enfin un Ranger Gay ! Mais non, dommage que ce ne soit pas assumé et heureusement qu'ils ne sont pas tombés dans ce cliché grossier. À partir de l'instant même où on n'a plus de doute sur sa sexualité, je dois dire que le "malaise" de cette caricature se dissipe pour laisser place à une franche rigolade.

   En conclusion, Samurai Sentai Shinkenger est pour l'instant mon Tokatsu favori malgré ses petites errances graphiques et quelques idées clairement faites pour vendre de la merdouille en plastoc. On en dévore chaque épisode, on s'amuse autant avec les héros que d'eux-mêmes. La série est très bien écrite et fait vraiment honneur au genre, comme il sied me direz-vous à qui touche à l'univers si codifié des Samouraïs et qui a pour thème principal l'écriture.

   Bref si vous aimez les couleurs flashies et les combats dantesques, ne vous privez pas d'un petit bijou de ce genre malheureusement trop oublié en Occident.

   Je ne résiste pas enfin à vous laisser avec l'Ending, que j'adore.


Avis de Mishakal Pas de note

   J'ai testé un épisode au pif. Déjà que je n'aime pas Power Rangers, bon j'ai fait un effort parce que là ça reste un Drama. C'est léger avec un peu d'humour et le slice of life est très présent entre les combats. Mais je n'ai pas adhéré.
   L'idée des origamis est sympa. Je ne connais pas les Kanjis mais pour ceux qui apprennent ce doit être marrant.
Opening