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dimanche 16 décembre 2018

Désenchantée






Désenchantée
Date de sortie : 17 Août 2018
Genre : Humour
Langue : 
Date de visionnage : Décembre 2018
   Bean, jeune princesse alcoolique et violente, vit dans un royaume fantastique du nom de Dreamland. Elle est forcée par son père à se marier à Guysberg, un prince d’un autre royaume, dans le but de créer une alliance. Juste avant la cérémonie, Bean trouve un paquet contenant son démon personnel, incarnation de sa mauvaise conscience. Elle se présente soûle à la cérémonie, causant un accident qui causera la mort du Prince.

   Entre-temps chez les Elfes, l’un d’entre eux, Elfo, refuse de vivre dans le bonheur constant en chantant des chansons et en mangeant des bonbons. Il décide de quitter son village pour connaître la misère du monde. Il sera recueilli par Bean et, surtout, par son père le Roi Zog, certain que le sang d'Elfe est le seul moyen d'obtenir l'immortalité.



9/10

   J'ai découvert Désenchantée grâce aux pubs Youtube. Je sais, on s'en fout, mais pour une fois que ça sert à quelque chose, je tenais à le signaler. Voilà, c'est fait. Maintenant, passons à la critique !

   Désenchantée est un dessin-animé américain très typique. Forcément, par les papas des Simpson et de Futurama, il ne fallait pas s'attendre à autre chose. Concrètement, on est BEAUCOUP plus proches d'un Futurama médiéval que des Simpson. Et heureusement, vu que je suis fan de la première, et que la seconde me saoule très vite.

   Pourquoi ? Simplement parce que Futurama est loin d'être politiquement correct, là où la seconde est bien plus sage. Trop, même.

   Désenchantée surfe donc sur une vague sauvage, dans un esprit proche d'un South Park sans pour autant fondre dans une vulgarité excessive. Enfin... Reprenons les bases, si vous ne connaissez pas. Ce sera sans doute plus simple :

   Désenchantée nous narre donc l'épopée épique de Bean, princesse de Dreamland, un royaume magique aux confins d'une foret enchantée. Le problème de Bean, c'est qu'elle n'a jamais supporté la mort de sa mère et le remariage de son père avec une vipère suisse. Littéralement. Elle sombre donc dans l'alcool, désireuse de trouver un royaume où tout le monde serait heureux...

   Oui, mais non. Dreamland, c'est pas un conte de fée. Elle sera accompagnée par un démon et un Elfe, sorte de matérialisation de sa conscience fluctuant entre bien et mal. Bien entendu, Elfo (le gentil) s'en prendra plein la gueule et virera pochetron et drogué ; tandis que Luci, le démon, s'en donnera à cœur joie pour faire prendre à Bean les pires décisions possibles et imaginables.


   Mais qu'en ai-je pensé, au final ? De suite attiré par le graphisme "Futuramesque", j'ai regardé du coin de l’œil les 4 premiers épisodes. C'était cool, mais sans plus. Mais à partir du 5e, on sent que les scénaristes ont totalement lâché le politiquement correct pour s'engouffrer dans les strates de l'Enfer. Ça découpe des têtes, ça fait cuire des rois, ça déclenche des guerres. L'humour noir est omniprésent, irrévérencieux, cruel, sadique. Et moi, j'adore.

   Tout le monde en prend pour son grade : les Vikings Belges, les Vipères Suisses, les blancs, les noirs, les religieux, les handicapés... On est dans une série irrespectueuse, comme on les aime.

   Vraiment dommage que cette première saison soit coupée en deux, et que le hiatus de mi-saison made in Netflix durera une partie de 2019... parce que j'en aurais bien repris une tranche !

   Au final, j'ai passé un excellent moment, bouffé les 11 épisodes en 2 jours, et j'y reviendrai. Désenchantée est arrivée en une demi-saison à rentrer d'office dans mes cultes, que je verrai à m'en faire vomir. Grande réussite donc, et vivement la suite !



 Pas de note


    Je déteste Futurama et Les Simpson, donc non merci !

jeudi 16 août 2018

Little Witch Academia






Little Witch Academia
Date de sortie : Janvier 2017
Genre : Fantaisie, Humour
Langue : 
Date du visionnage : Août 2018
   Akko est une jeune fille, fan de Shiny Chariot, célèbre sorcière qui s'est produit en spectacles dans le monde entier. Elle lui a insufflé l'envie de faire rêver les gens avec sa Magie. Mais Akko ne sait même pas voler sur un balai... Alors, quand elle rentre à l'Académie de Magie de Luna Nova, ça s'annonce mal pour elle. Heureusement, elle se lie d'amitié avec Sucy, une amoureuse des champignons toxiques, et Lotte, une fan de la saga crépuscule qui doit reprendre la boutique de Magie de ses parents à la fin de ses études.
   Ensemble, elles vont vivre des moments très farfelus et Akko va devoir faire revivre les 7 Phrases de la Baguette Étincelante, vestige de Shiny Chariot, afin de réveiller le Grand Triskelion.


10/10

   Hum... Oui. Little Witch Academia, c'est ça ? Le truc avec les sorcières ? Oui, je me souviens. C'est, en quelque sorte, le meilleur animé que j'ai vu. De toute mon existence. Et j'en ai vu beaucoup.

   Cet animé est celui du cœur, de la passion, de la magie. J'ai voyagé des premières secondes du premier épisode jusqu'aux dernières du dernier. J'ai ri. J'ai rêvé. J'ai ragé. Et si une scène s'y était prêtée, nul doute que j'aurais également pleuré.

   Parler de LWA c'est, pour moi, comme vous expliquer logiquement une passion dévorante et brûlante. Pratiquement impossible, tant la raison n'a rien à y faire. Pourtant je vais essayer, vu que c'est pour ça que vous êtes là.

Sans doute l'animé de la décennie. Rien de moins.

   LWA est écrit comme un livre. Un bon livre. Il sait habilement placer ses pions, débuter par une scène d'exposition simple où l'on découvre les protagonistes principaux et leurs principales caractéristiques dans la joie et la bonne humeur. Puis il enchaîne sur un Slice Of Life drôle et touchant, un peu dans la veine de ces scènes de la vie quotidienne que l'on pourrait voir ou lire dans Harry Potter. Akko découvre la magie, suit ses cours, vit des aventures incroyables.

Sucy et ses champignons
   Et puis arrive le second arc, qui nous plonge au cœur des péripéties trépidantes d'une histoire riche et
incroyable. L'humour s'estompe peu à peu pour ne plus être qu'une trame de fond, portée par des personnages hauts en couleur ; au profit d'un vrai déroulé puissant et habilement mené.

   Et c'est alors qu'on se rend tout simplement compte de la grandeur de cette série. Que rien n'y a été laissé au hasard. Des premières minutes du premier épisode jusqu'au final du dernier. Que ce que l'on croyait être simplement des éléments pour "combler" sont en réalité des fusils de Tchekov totalement imprévisibles, qui prennent tout leur sens dans les derniers instants. Que non, rien n'a été écrit par hasard ou laissé au gré des divagations des scénaristes...

   Pour expliquer ça avec des mots simples : on débute, persuadés que l'on se retrouve devant une série de Slice Of life où les épisodes sont interchangeables, avant de comprendre que la trame est d'une profondeur folle.


Lotte, capable de parler aux esprits

   Il est l'enfant secret de Harry Potter et de My Little Pony, l'archétype même de ce que devrait être le rêve et la fantasy. Un bonbon caramélisé que l'on laisse fondre sur la langue, et dont le goût reste encore bien des heures, des jours, des semaines même après l'avoir mangé.

   Tant à la fois mignon et profond, il sait quand placer son humour débordant (et parfois totalement WTF à grands coups de Gundam et de parodies de contes de fées) et ses histoires plus sérieuses, quand attirer notre sympathie ou changer totalement d'avis sur cette garce hautaine et narcissique que l'on aime détester, jusqu'au point d'aimer la voir grandir et souhaiter son succès.

   Cet animé est, disons-le sans détours, tout simplement magique.

   Et pour être encore plus clair : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!!! C'ÉTAIT BIEN !!!


   Côté musical, l'animé est également au top du top de ce qui se fait. Avec Oshima Michiru à la composition (Fullmetal Alchemist, Legend Of Crystania, Arc The Lad, The Legend Of Zelda : Twilight Princess), les OSTs sont d'une qualité incroyable et terriblement envoûtantes. Que ce soit le thème de Chariot, remixé de manière orchestrale pour les passages intenses, ou d'autres encore qui fleurent bon Poudlard.

   Ce thème justement... Je n'arrive pas à me souvenir d'une seule PUTAIN de musique que je fredonne autant tous les jours !


   Côté doublage... j'ai vu l'animé en Français. Donc on va être clairs. Une fois pour toutes.


Alors, coïncidence ?

Akko => Twilight Sparkle
Lotte => Trixie
Sucy => Rainbow Dash
Diana => Diamond Tiara
Hannah => Adagio Dazzle



   Vous n'avez pas encore saisi ? La plupart des doublages sont les voix officielles de My Little Pony ! Quel pied, surtout quand on comprend (très rapidement, quand on est fan) que le créateur de la série, EST UN BRONIE !

Yoshimari Yosh fait des FanArts MyLittlePony
   Comment ça, j'extrapole ? Ah non, je me suis documenté sur Yoshimari Yoh. Et le monsieur (qui a entre autre bossé sur l'animé Evangelion), s'amuse dans son temps libre à alimenter une page Pixiv où il dessine... des poneys. Et son boulot pète la classe.

   Non mais regardez-moi cet art de Shining Armor !


   LWA (pour revenir au sujet), transpire dans chaque pore de sa peau l'ADN My Little Pony. De la personnalité de ses protagonistes au déroulement de sa mise en scène... et jusque dans ses doublages. Tout y fait écho, jusqu'à ce plan dans la chambre d'Akko où l'on découvre Shiny Chariot (c'est pas un nom de poney, ça ?)  dessiné... en poney !

   Vous n'imaginez pas à quel POINT je suis HEUREUX de voir tous ces CONNARDS qui crachent sur MLP et les Bronies et qui, pourtant, viennent encenser LWA. Les gars, vous venez juste de vous taper 25 épisodes d'une fanfiction, hein.

HA HA HA HA HA HA HA HA HA HA !

   Mais revenons à nos Poneys... euh, à nos sorcières ! Parce qu'au-delà de l'hommage et des ressemblances (flagrantes, jusque dans la personnalité de la plupart des protagonistes) ; LWA a son propre ADN, son univers, ses règles, ses lois.

   Intelligent et diablement addictif, il joue avec son spectateur pour le mener subtilement jusqu'à sa finalité, où même sa morale est d'une grandeur ineffable, où chaque plan, chaque épreuve, chaque parole est utile dans son déroulé.

   Alors si vous n'avez pas encore eu l'occasion de voir Little Witch Academia, foncez. Ne vous arrêtez pas. Et pour Trigger (et Netflix en occident) : Elle arrive quand, la saison 2 ?

   Oh et, comme je sais que la question finira par arriver... oui. Je préfère Little Witch Academia à My Little Pony.

Notre Magie, c'est d'y croire !
 9/10

   J'ai rêvé avec cet animé. Il m'a embarquée dans son académie, ses sortilèges, sa créativité. J'ai retrouvé un peu de Poudlard à la sauce nippone, avec du WTF. Surtout l'épisode où Akko doit libérer Sucy de la Malédiction de la Belle au Bois Dormant, à la suite de son expérience avec des champignons toxiques. Elle se retrouve dans son esprit et rencontre toutes sortes de Sucy. Toutes les facettes de son amie, complètement barge qui se décapite à répétitions.
   Le Dragon : "Non mais la Magie c'est has been, maintenant je mise sur la bourse." J'ai adoré l'épisode avec l'Abeille Cupidon qui ensorcelle tous les invités au Manoir des Hanbridge. Surtout lorsque Diana tombe amoureuse d'elle-même en croisant son propre reflet. L'humour est le bienvenu. Le doublage VF excellent, l'animation plutôt jolie.
Sucy, mon 2ème perso préféré après Diana.
   Même si la deuxième partie de la série se concentre tellement sur les Phrases, qu'on dirait qu'elle se dépêche de tout boucler dans les temps... Un peu dommage car j'ai préféré le côté études/rires du premier arc.


   Oui j'adore Sucy, mais je préfère Diana Cavendish, sorcière qui a acquis ses formidables pouvoirs à la force de sa persévérance. J'aime beaucoup son attitude débonnaire, elle garde la tête froide et porte beaucoup sur ses jeunes épaules. Elle prouve qu'avec beaucoup de travail, on parvient à s'accomplir. Devise qui s'applique à Akko.

   J'ai tout aimé dedans. Des combats endiablés et ingénieux, à la musique, en passant par les bibelots élégamment posés dans les dortoirs. Ça ne vaut pas Poudlard, mais tout de même. J'aurais aimé une Académie mixte, mais ma foi, ça passe quand même.

   C'est mignon, un peu trop cucul, mais ça change de la violence qu'on nous sert habituellement. Je recommande vivement cet animé. Et si vous adorez, tentez le jeu !

jeudi 19 juillet 2018

Mary et la fleur de la sorcière







Mary et la Fleur de la Sorcière
Date de sortie : 8 Juillet 2017
Support : DVD
Langue : 
Date de visionnage  : Juillet 2018


   C'est l'été. Mary vient d'emménager chez sa grande-mère dans le village de Redmanor. Dans la forêt voisine, elle découvre une fleur mystérieuse qui ne fleurit qu'une fois tous les 7 ans. On l'appelle la "fleur de la sorcière". Pour une nuit seulement, grâce à la fleur, Mary possédera des pouvoirs magiques et pourra entrer à Endor, l'école la plus renommée dans le monde de la magie, qui s'élève dans le ciel, au-delà des nuages.
   La Directrice ne semble pas indifférente à la présence de cette fleur et des expériences sont menées sur des animaux, afin de les sublimer en tant que créatures magiques. Mary s'en inquiète et devra réagir lorsque par mégarde, elle entraînera Peter dans cette histoire...



4/10

   Premier vrai film du Studio Ponoc, Mary avait la lourde tâche de nous en mettre plein la vue, d'imposer le savoir-faire de ces anciens de Ghibli pour s'imposer comme concurrent direct de la firme de Papy Miyazaki. Et à ce niveau-là... c'est un échec.

   Soyons clairs : je n'attendais rien de ce film. Du coup je n'ai pas été déçu. L'animation n'est pas mauvaise, l'histoire sympathoche... mais le tout fait très Ghibli du pauvre, il ne faut pas se mentir.

   L'histoire de Mary est très mal amenée, avec beaucoup d'incohérences et de clichés mille fois vus
Oh...y a PLEIN de fleurs !
ailleurs. Sur sa structure, le film fait penser à l'enfant bâtard de Chihiro et de Kiki ; mais avec un visuel vieillot et dépassé. Jamais aucun plan ne m'a tenu en extase, jamais aucun pan du scénario ne m'a surpris. C'est clairement le genre de production que j'oublierai quelques semaines après son visionnage, là où je me souviens encore parfaitement d'un Chihiro (ou de la plupart des œuvres de Ghibli, d'ailleurs).

   Aucun twist dans l'histoire, aucune révélation à laquelle on ne s'attendait pas. Les méchants sont les méchants (mais pas trop, hein), les gentils sont les gentils... et les PNJs n'existent tout simplement pas. Même les élèves de la fameuse école de magie ne sont que des ombres sans âme qui ne s'expriment pas.

   Le monde de Mary est désespérément vide, sans aucune profondeur ni aucune réelle moralité. Je ne sais pas quelle a été la volonté du Studio, ni même pourquoi ils l'ont sorti dans cet état ; mais on frise le ridicule à tous les niveaux.

   Je pense que c'est clairement là-dessus que je suis le plus désappointé : je n'ai à aucun moment eu le sentiment de me trouver face à un "chef-d’œuvre de l'animation Japonaise", ni même à quelque chose que j'aimerais montrer à ceux qui dénigrent toute la culture nippone. Contrairement à BEAUCOUP d'autres (vous vous souvenez des Enfants Loups et du Garçon et la Bête, pour ne citer qu'eux ?), ce... truc n'est en rien une œuvre majeure. C'est... un dessin animé. Rien de plus.
"Regarde Mary, c'est l'un des trois PNJs de tout le film."

   Et un mauvais, en plus. Oui, je le dis : Mary et la fleur de la Sorcière n'est rien d'autre qu'un mauvais dessin animé sans âme ni valeur. 

   Pis encore, le déroulé se permet d'être trop rapide... en 1h47 ? Les mecs, vous savez raconter des histoires ou on a laissé le montage à des stagiaires ?! Un seul sort de magie durant TOUT LE PUTAIN DE FILM, pas la moindre explication, pas la moindre sous-intrigue. Les parents de Mary ? RAF. Comment on devient une sorcière ? RAF. Pourquoi la fleur donne des pouvoirs à Mary ? RAF. Pourquoi les deux connards de méchants ne se contentent pas de la cultiver et de donner les fruits aux élèves tous les jours au lieu de créer une arme de destruction massive ? RAF !!!

   Et les incohérences s'enchaînent, comme lorsque la grande-tante de Mary raconte comment elle a trouvé la fleur... enfin la fleur... LE PUTAIN DE CHAMP DE FLEURS ! Pourquoi ces trous de balle ne sont pas retournés là où ils ont pique-niqué pour cueillir les autres au lieu de chercher spécifiquement celle-là durant des années ? En quoi la destruction de la fleur met-elle fin au problème, alors qu'il y en a des dizaines d'autres ? Pourquoi les méchants font-ils des expériences sur les animaux alors qu'ils disent EUX-MÊMES que seul "un enfant pur" peut être changé et qu'ils ont, je sais pas, des CENTAINES d'élèves dans l'académie ?

"Attention ! Une sous-intrigue, il faut l'éviter ! Vite !"

   Le film est sorti au Japon en 2017... Les mecs, c'est la même année que Coco, Lego Batman, My Little Pony et SAO ; ou encore Cars 3 et Pokémon : Je te choisis. Pourquoi je les cite ? Parce que TOUS, sans exception (même Cars 3) sont MIEUX sur TOUS les points. Mieux réalisés, mieux mis en scène, avec une meilleure moralité, un meilleur message, une meilleure animation, une meilleure musique... Merde, j'ai même passé un meilleur moment sur Cars 3 !

   Même côté Ghibli, je rappelle que Souvenirs de Marnie est sorti en 2014, soit trois ans plus tôt... et les deux ne se comparent même pas !

   Ponoc nous a simplement livré un projet qui était "dans les cartons", réalisé avec les "moyens du bord", tout en pompant allègrement sur son principal concurrent... Ça n'en fait pas un bon film, ni même un bon projet. Juste... un sous-Ghibli pour faire patienter les amateurs. Et dire que ce truc se paye 4/5 sur Allocine et 86% sur Roten Tomatoes...

"Oups, j'ai perdu le scénario..."
   Non mais faut se réveiller, les gars ! Les Contes de Terremer a eu 41% sur Rotten Tomatoes. Sérieusement ?! Non mais SÉRIEUSEMENT ?! On a vu les mêmes films, ou vous avez juste des goûts de chiottes et aucun sens critique ?!

   Je m'énerve... oui je m'énerve ! Et c'est normal ! Il faut qu'on arrête d'encenser la moindre bouse uniquement parce que ça fait Ghibli ou que c'est nippon ! Mary, c'est comme une tarte à la merde : ça ressemble à du chocolat, mais c'est loin d'avoir le même goût. Alors si vous voulez que les jap' se sortent les doigts du cul, allez plutôt encenser ceux qui le méritent vraiment, au lieu de vous toucher la nouille devant tout ce qui peut être pondu de mauvais !

   Bordel... et dire que c'est à cause de ce genre de conneries que les studios vont continuer à nous chier dans la bouche sans qu'on ne puisse rien y faire... Mary est mauvais. Ponoc est mauvais.

   En bref, si vous n'avez pas vu Mary et la Fleur de la Sorcière, vous n'avez rien manqué. Du tout.

"Et merde... je crois qu'on a raté le film..."

8/10

   J'attendais ce film depuis 1 an ou 2. Depuis l'annonce du projet. J'ai suivi avec attention les teasers tout du long. J'avais de grands espoirs dessus donc. En même temps, on parle du Studio PONOC, le successeur de Ghibli.

   Je n'ai pas lu le roman d'origine The Little Broomstick de Mary Stewart car il n'a toujours pas été
traduit...

   Bon allez, parlons du film. 1h et 47 minutes trépidantes... Très beau graphisme, dans la continuité de Papy Miyazaki. Un univers très riche, ce qui sert et dessert à la fois. Je m'explique : il y a tout un florilège qui titille l'imaginaire. Une Académie de Magie bon sang ! Accessible par balai volant uniquement, située dans les airs. Des créatures en tout genre, des cours de Magie... Bref la totale quoi ! Sauf que Mary n'assiste à aucun cours... Et que le scénario n'est pas abouti. Tout est cousu de fils blancs, l'imagination est emportée mais n'atteint pas l'orgasme tant attendu, celui d'un voyage onirique tant espéré, vécu en seconde classe avec le volet fermé...
   Tellement dommage bon sang ! L'univers a tant de belles choses, tant à raconter ! Pourquoi le museler de la sorte ? Le manque de temps ? Vraiment ? Je suis amère, mais en même temps, j'ai quand même rêvé en le regardant. Déçue qu'un seul sortilège soit mis en avant quand on voit tout le bouquin, une mine de trésors...


   La bande-son est excellente. Signée Muramatsu Takatsugu. Elle dépote et invite à rêver tout à la fois.
   J'ai beau lui en vouloir pour son déroulé scénaristique simpliste, plat même... Je ne peux lui lui retirer son univers entier, tellement riche.
   Enfin voilà, j'ai passé un super moment dessus avec mon thé à la menthe très sucré. Déçue, mais
heureuse tout à la fois. Quelle sensation bizarre...

   Ma quête de saveurs va continuer ! Nous ne sommes que mi-Juillet ! Le temps est à la romance !

samedi 9 juin 2018

Sword Art Online the Movie -Ordinal Scale-



   Grâce à sa technologie de pointe utilisant un nouvel appareil de réalité virtuelle baptisé Augma, Ordinal Scale est aujourd'hui l'un des jeux online les plus médiatisés de la planète. Adulé et encensé par de nombreux gamers, Ordinal Scale doit sa renommée à l'Augma, un gadget portable dernier cri s'apparentant à un casque audio. En termes de puissance et de réalisme, cet appareil est de loin supérieur à l'Amusphere imaginée par le défunt Kayaba Akihiko, alias le créateur de Sword Art Online. À la grande différence de l'Amusphere, Augma n'a pas pour fonction de plonger les gamers dans un monde virtuel. En effet, son rôle est de transmettre le visuel, l'audio ainsi que les sensations tactiles à ses utilisateurs. Ainsi les joueurs réalisent désormais des quêtes dans le monde réel grâce aux éléments virtuels apparaissant aux quatre coins de la ville. Pour progresser et gagner de l'expérience, les joueurs doivent se confronter à des créatures virtuelles. Outre les affrontements épiques contre la faune locale, les joueurs peuvent s'adonner librement à des batailles PvP (joueur vs joueur).

    Étrangement, les survivants d'SAO sont ciblés et perdent leurs souvenirs liés à cette époque en affrontant les boss d'Ordinal Scale.

Trailer




Avis de Farrel 3/10

   Va te faire foutre. Juste... va te faire foutre, SAO. J'en peux plus de cette licence... Qui, je l'avoue, dispose d'un talent assez unique : pourrir ses œuvres dans sa seconde partie.
   Clairement, ce film aurait mérité un 10. Il aurait mérité d'être dans mon top. J'ai adoré retrouver l'ambiance du premier arc de SAO, de même que cette histoire originale sur la réalité augmentée.... Graphiquement, le tout est magnifique et l'animation au top...

   Alors pourquoi... POURQUOI BORDEL DE MERDE ?! Pourquoi cette fin...? Merde... Je hais le fan service. Ça me file la gerbe à chaque fois, et là on est clairement en plein dedans. " Regardez, on met tous les personnages ! On s'en contrefout de la logique et de notre propre scénario !"
   Non, clairement... Le film nous raconte l'évolution d'un héros, Kirito, qui doit retrouver ses marques et se surpasser dans l'optique de sauver Asuna *sick* (arrêtez de prendre l'une des femmes les plus badass de l'animation pour la coconne de service qu'il faut sauver toutes les dix minutes, bordel...). À la fin, logiquement, Kirito devrait vaincre le boss SEUL. Il devrait se sacrifier pour sauver le monde, se surpasser jusqu'à atteindre cette première place par ses seuls moyens, atteignant enfin le grade de héros, comme il l'avait fait dans le premier arc de SAO...
   Et non. Vas-y qu'on te balance des persos secondaires par parquets de 50. Des persos dont tout le monde se fout, mais bon, faut bien du fan service hein ! RAF de la logique, RAF du bon sens... RAF de l'évolution du perso principal.
   SAO m'énerve de plus en plus. Je crois que je vais arrêter définitivement tous les dérivés de cette série à la con, pour ne plus jamais m'y pencher. Donc SAO, va te faire foutre. Va bien te faire foutre.



Avis de Misha 8/10

   Le problème d'SAO, c'est que la première partie est toujours meilleure que la seconde. Le concept de l'Augma est resucé sur Denno Coil, mais bon ça passe.
   J'ai de lourds griefs envers cette série car son fanservice a réussi à détruire l'univers entier. Rappelez-vous de notre fiche et de la pause image d'Asuna avec les tentacules... 

   Les idées sont bonnes et j'ai tenu ces 2h de film, ça prouve qu'il était quand même bon. Il y a de la fluidité dans les combats, comme toujours. Un bon scénario, les souvenirs des joueurs sont dérobés. Mais...
   ...mais lors du combat final ils balancent des persos des saisons précédentes qu'on a complètement oubliés... Plus que ça, qu'est-ce qu'ils foutent là ? Ils n'étaient pas présents lors du concert...
   Et puis fuck la logique "Kirito, prévenez tout le monde ! Il faut qu'ils enlèvent l'Augma !" RAF. Puis quand Yuna insiste en montrant à quel point c'est la merde, là il daigne relayer l'info. Et pourquoi tout le monde le conserve bêtement ? Je ne sais pas moi, j'imagine un joueur de Resident Evil en VR qui se sent menacé réellement, il enlève son casque, point.

   Pour ce film il n'y a pas que Yuki qui a bossé sur la bande-son. Mais bref, heureusement qu'elle dépote pendant les phases d'action.

   Enfin, j'ai passé un bon moment dessus.

mardi 22 mai 2018

Hakumei et Mikochi


 Synopsis

    Nous suivons le quotidien de deux minuscules filles, Hakumei et Mikochi, qui vivent dans la forêt, près de la ville de Makinata. Chaque jour, elles vivent de folles aventures et font de nombreuses rencontres.

Trailer


Avis de Farrel 10/10

   Hakumei et Mikochi sera certainement numéro 1 de mon Top de l'année. C'est un gros coup de cœur pour l'animé qui selon moi, représente le mieux le genre Slice of Life. Parce que oui, ce ne sont que ça : des tranches de vie. On y suit le quotidien d'êtres minuscules, vivant au cœur de la forêt et c'est grandiose et enchanteur. Pas d'intrigue principale, même pas de sous-intrigues, juste le quotidien de petits êtres exceptionnels vivant au cœur des bois.



   Cet animé est un anti-stress de 24 minutes, une dose de bonheur et d'insouciance qu'on aimerait retrouver beaucoup plus au quotidien. En bref, allez voir Hakumei et Mikochi.


Avis de Mishakal 10/10


  Hakumei et Mikochi est certainement l'un des animes les plus mignons que j'ai vus. Pas d'intrigue, de violence, de vulgarité. Juste le quotidien d'êtres minuscules, leur passion pour la nourriture, leur ingéniosité pour s'accommoder de ce que leur offre la nature. C'est un anime superbe avec de belles OST, un univers qui donne envie d'y vivre...

Leurs petits habitats sont tellement adorables... Oui, ça donne envie d'y rentrer et d'y lire près de la fenêtre en écoutant la pluie.

   C'est un anime dans lequel on apprend comment fabriquer du Limoncello à leur façon. Il n'y a pas de stress, d'ambiance glauque. Et cette innocence fait tellement de bien ! Elle invite au voyage, à la fantaisie, dans sa candeur et son ingéniosité.

   Je suis sûre que Papy Miyazaki a dû passer un très bon moment s'il l'a regardée. C'est coloré, mignon, enchanteur... Très inspirant.

Opening


 (Pas d'opening dispo donc voici l'ending)

samedi 19 mai 2018

Pokémon, le film : Je te choisis !


Synopsis

   Ce film d’animation inédit vous dévoile pour la première fois les origines de la rencontre entre les légendaires Sasha & Pikachu et vous fait vivre leurs aventures trépidantes dans la quête de mettre la main sur le mystérieux Pokémon Ho-Oh. Le duo évolue autour des personnages emblématiques de la franchise, mais le film vous fait découvrir de nouveaux personnages, Trainers Verity et Sorrel, et même un étrange Pokémon qui répond au nom de Marshadow. Des défis hors du commun et des batailles épiques entre Pokémon foisonnent dans cette histoire unique portée par l’une des amitiés les plus aimées de la culture populaire, celle de l’intrépide Sasha et de l’énigmatique Pikachu.


Trailer



Avis de Farrel 10/10

   Vous le savez, je suis fan de Pokémon depuis le tout début. Aussi, l'annonce d'un film censé reprendre les origines de Sasha était tant à la fois une grande attente qu'une terrible crainte. En effet, après l'excellent Pokémon the Origins qui retraçait les aventures de Red, je craignais que la Pokémon Company nous livre quelque chose de bien trop enfantin, voire copier-coller avec la 1ère saison.

   Quelle surprise ! J'ai tout simplement adoré ce nouvel opus contrairement à la quasi intégralité des 7 derniers films de la série. C'est un plaisir de voir le travail qui a été fait pour revenir aux sources, pour donner plus de profondeur à un personnage détesté des fans adultes de la série. Le mélange des 7 générations donne encore plus de profondeur à une intrigue bien ficelée et qui fait la part belle aux émotions et aux découvertes d'un jeune dresseur qui rêve d'une vie qu'il ne connaît pas.

   Alors oui, Sasha fait des erreurs, mais des erreurs logiques et légitimes pour un débutant. Oui, Sasha a des réactions parfois mal compréhensibles, sauf si on se met à la place d'un enfant de 10 ans qui découvre la dure réalité d'un monde pas aussi simple et merveilleux qu'il l'avait toujours cru.

   Vient maintenant la partie de la fameuse voix de Pikachu qui a tant fait hurler sur les réseaux sociaux. Sérieusement les gars ? Genre, vous allez me faire croire qu'en tant que "fans" de Pokémon, vous n'êtes pas capables de comprendre qu'il s'agit là d'une symbolique pour montrer le lien établi entre un dresseur et son Pokémon ? On sait depuis toujours qu'un dresseur comprend son Pokémon. Eh bah voilà. On en a la preuve ici, c'est tout. Donc non, Pikachu ne parle pas, il continue à utiliser son propre dialecte, mais c'est Sasha qui comprend désormais distinctement ce qu'il veut lui dire au prisme de ses émotions.



   En conclusion et je le dis sans détours, nous avons ici le meilleur film Pokémon réalisé à ce jour. Bien supérieur au 1er ou à tous les autres d'ailleurs. Il nous donne une vraie leçon de morale et de compréhension sur l'univers de Pokémon que l'on avait trop longtemps oublié. Donc je lui dis bravo, et vivement le prochain !



Avis de Mishakal 9/10

   Les derniers films Pokémon étaient tout pourris. En plus, avec les reproches des spectateurs qui ont entendu Pikachu parler en pleine séance... Le film commençait mal.
   Et finalement c'était une excellente surprise. Un bon scénario, des combats pas trop chiants (dans tous les autres films c'est le bémol depuis le 5ème il me semble). Ce 20ème revient aux sources avec un Sasha un peu plus supportable et des compagnons sympathiques.
   L'idée de réécrire sa rencontre avec Pikachu qui n'en a rien à secouer de ce dresseur minable est plaisante. Bon ils ont fait des raccourcis pour mettre plus de forme sur l'histoire du Dresseur arc-en-ciel. J'ai adoré. Et je ne connaissais pas Marshadow avant, trop rare à trouver.

   Ils ont donné de la profondeur au film, de l'action mais pas trop, l'implication des émotions, des réactions plus naturelles. Je me souviens que dans la série, Sasha quitte Papillusion trop facilement. Là il ne veut pas, ça lui fend le cœur. Et sa mort dans le film est aussi touchante, voire plus, que celle du tout premier film. Mais oui, vous vous souvenez de Mewtwo.

   Que dire ? Implanter des Pokémon des 7 Générations est super. Sasha fait encore de mauvais choix d'attaques, mais bon c'est Sasha quoi... Au moins il est plus supportable comme je l'ai dit.
  Ils ont mis des légendaires à la pelle. Bien badass, à leur avantage. C'était original de voir un Lougaroc forme nocturne au devant de la scène.

   Si vous êtes un fan depuis 1999 comme moi, vous retrouverez l'essentiel de cet univers. Un plaisir !

jeudi 10 mai 2018

Paranoïa Agent



Synopsis

   Tsukiko Sagi est créatrice dans une grande entreprise et a connu le succès grâce à une de ses peluches, Maromi.

   En rentrant de son travail, elle est attaquée par un jeune garçon armé d'une batte de base-ball et de rollers : le Shônen Bat (littéralement : le gamin à la batte). Un témoin a une autre version des faits, ce qui intéresse la police. Cependant, les coups de batte se multiplient et les victimes semblent... soulagées étrangement...

Trailer


Avis de Farrel : 10/10

   Pas moins. Paranoïa Agent doit être l'animé que j'ai le plus vu dans ma vie, et que je reverrai encore avec plaisir année après année. C'est un peu... comme un cochon. Tout est bon ! De la bande-son psychédélique et enivrante aux protagonistes, en passant par l'histoire principale et même les annexes !
   P.A. se savoure comme un dessert chocolaté et onctueux, avec ce petit goût qui nous donne envie d'en avoir plus, encore plus, toujours plus.
   Une pépite, unique et hors du temps.



Avis de Mishakal : 10/10

   Après ce quatrième visionnage, je poste ma fiche. Et oui ce blog n'a que quelques années et j'ai regardé Paranoïa Agent pour la première fois en 2008. Je suis fan de Kon Satoshi. J'ai commencé avec Perfect Blue à mes 11 ans, ça vous donne le ton. Et quand j'ai appris sa mort en 2010, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Je sais, je ne le connaissais pas personnellement, et pourtant...

   Aller, ne restons pas sur une note triste, Opus est en préparation, une sortie post-mortem...

   Déjà il y a 10 ans, je m'étais pris une grosse claque... Paranoïa Agent nous invite à visiter nos émotions. De celles qui nous acculent et véhiculent une entité pour fuir la réalité.

   Le Shônen Bat (et même si c'est traduit par le gamin à la batte, la VF est géniale, je continue de le nommer ainsi) ; frappe tout d'abord pour soulager. Tous ceux qui se trouvaient dans une situation inextricable. Mais les rumeurs, la névrose collective le font grandir. Il finit par tuer ceux qui l'appellent. Plus le temps passe, plus il revêt une apparence monstrueuse.


   Les musiques sont un bonbon pour l'oreille, délurées à souhait... Outre celle-là, en voici une autre qui vous séduira : ici.

   Et rien que l'opening quoi ! Tellement barré, Tellement Kon Satoshi ! Ah merde, tu me rends nostalgique et mélancolique Satoshi... Mes souvenirs arrosés de Moretum devant Paprika avec Farrel... "Au boulot !" Bon l'épisode des commères avec la romance qui finit comme ça... J'ai ri, pour la quatrième fois. Le jeune homme qui peint une feuille pour déjouer le destin qui lui prendra sa dulcinée une fois la dernière feuille tombée... Et là il voit le Shônen Bat avec sa batte de baseball, tout sourire, qui lui fracasse le crâne. Choqué il tombe de l'échelle. Le couple est mort ensemble au moins !

   Plus que tout ça, Paranoïa Agent met en scène des protagonistes vivants. Tous les univers de Kon Satoshi sont immersifs et aiment la folie sous toutes ses formes. Le Gamin à la Batte dorée est là pour rappeler à quel point l'être humain peut déformer la réalité. Qu'il perdurera, car en chacun de nous il peut grandir, dans le mensonge et la fuite.

   Il date de 2004 et il reste fort, par-delà le temps. Ah Satoshi... Hommage à toi, RIP...

Opening

lundi 23 avril 2018

Junji Ito Collection


Synopsis

   Junji Ito Masterpiece Collection est un recueil d'histoires courtes horrifiques réalisées par Junji Ito et publiées dans le journal Asahi Shimbun.

Trailer


Avis de Farrel 5/10

   J'ai découvert le maître de l'horreur grâce à Misha, et autant dire qu'il fait forte impression. On prend le manga, on se dit "Dieu que c'est moche", et on le lit. Au début, ça va... et puis le mal arrive, insidieusement, et entre dans nos âmes pour les marquer au fer rouge et ne jamais plus les abandonner.
   Spirale est l'une des œuvres les plus dérangeantes que j'ai pu lire de ma vie, et certainement l'une des meilleures. Donc quand nous avons découvert l'adaptation animée des œuvres les plus célèbres, on s'est tout de suite jeté dessus...
   Avec une immense déception.
   Sur l'ensemble, seuls quelques épisodes sortent vraiment du lot. Comme l'histoire de la graisse ou le pays sans pudeur. Le reste est, au mieux, totalement gâché.
   Le problème ne vient bien évidemment pas des œuvres d'Ito, qui sont toujours aussi excellentes, mais plutôt de la mise en scène qui en a été faite. Les histoires sont bâclées, torchées en 10 minutes là où il a pu pondre plusieurs tomes... Certaines parties gores sont censurées, totalement retirées de l'écran, sans réelle logique... Merde, c'est de l'horreur, montrez-nous de l'horreur !
   Bref, une belle déception. Sans doute l'un des flops de l'année.



Avis de Mishakal 6/10

   Vous le savez déjà, je suis fan de Junji Ito. C'est le Maître de l'horreur quoi. Du coup, je trépignais pour voir l'adaptation animée de ses œuvres. Et comment dire...
   Eh bien je suis déçue... Littéralement... Je connais les 3/4 des histoires abordées. Il y a de la censure, on sent qu'ils ont essayé de tout cadrer pour que le timing ne déborde pas. Alors ne parlons pas de l'histoire de la chanteuse qui, une fois renversée par une voiture, a demandé à se faire transporter devant le micro et non à l'hôpital, pour chanter même mal en point. Ça perd beaucoup de saveur... Tout comme pour l'histoire de Jean-Pierre, le pantin qui remet en question sa condition de marionnette. L'est-il ou est-ce son propriétaire qu'il manipule ? Ils ont enlevé bien des pans de l'histoire, l'envie du fils aîné qui voulait que son père meure. Et oui, pas seulement qu'il tombe malade. Puis une fois dans la maison de ce dernier, sa cadette devenue ballerine ne peut plus bouger une fois les fils coupés, car elle est restée trop longtemps ankylosée et ses muscles ne répondent plus.

   Bref... Je trouve que c'est bâclé. L'histoire du scrofuleux qui fait gicler sa graisse sur le visage de sa sœur par ses boutons est la plus dégueulasse... Mais comme je ne la connaissais pas, je ne peux pas comparer avec le manga papier.



   L'opening n'est pas approprié, il ne colle vraiment pas à l'ambiance. Tomie est à peine abordée, alors que c'est elle qui a permis à Junji Ito de lancer sa carrière. Oui carrément ! Alors je trouve ça scandaleux qu'elle n'est pas une plus grosse place et qu'en plus ce soit l'histoire du peintre qui soit abordée. Oui elle est super, mais bon la séquence avec la centrifugeuse et le tapis, c'était quand même fort sympathique !

   Je comprends que c'est une série de 24 épisodes. Mais Junji Ito a créé tellement de petites histoires horrifiques qu'il y a l'embarras du choix ! Et j'avoue que Soïchi le mangeur de clous, m'a plus ennuyée qu'autre chose... C'était un mauvais début, l'implanter lui pour démarrer est un mauvais choix. Peut-être pour ne pas choquer le public ? Mais au final, c'est ce qu'on aimerait ! Aller Junji, sers-nous un peu de chair humaine sur lit de folie avec une sauce malsaine ! Toi seul en as le secret !
   De quoi, un animé pour te faire de la pub ? Oui d'accord. Et pourquoi la femme limace aborde la fille qui se transforme en escargot et pas le poisson épave qui renferme des centaines de naufragés qui ont fini complètement fous dans son ventre ? Ah, ça risque de choquer la morale ? Quoi, on ne sait pas trop si le consacrer à un public adulte est bon niveau publicité ? Ah donc vous savez que c'est de l'horreur très sale, mais bon, on censure et ça passe !
   Hum !
   NON ! ÇA NE PASSE PAS ! PAS DU TOUT !
   Je suis frustrée ! Et pour la peine je lui mets un 6 ! Elle est où l'angoisse ? Il est où le malaise ? Ils sont où mes cauchemars de Spirale ?! Fuck !! Je suis déçue ! Et si vous aussi vous êtes fan de Junji Ito, vous le serez !

Opening